L’architecture de la séance

Reposant sur la respiration, chaque séance de yoga est un enchaînement de postures et de temps de détente.

cobra

Celle-ci est bâtie sur un rythme à trois temps : une posture, un temps de détente, une respiration, une posture…

La saison, les besoins du moment, la météo interne et externe, l’heure de la journée sont des facteurs déterminants pour la construction de la séance.

L’architecture d’une séance a pour objectif la destination fondamentale de l’exercice de yoga : modifier par une action physiologique le cours et la qualité de l’imagerie mentale.

Les postures

Le profil type d’une séance, adapté à notre mode vie, peut s’établir ainsi :

  • Postures de mise à niveau en repérage des signes du jour en recherche d’assouplissement des principales articulations, afin de régulariser le rythme respiratoire et d’inviter l’intériorisation
  •  Posture en ouverture thoracique pour assister et stimuler la respiration
  •  Posture en allègement circulatoire des jambes pour assister et stimuler la circulation sanguine
  •  Posture en libération de la hanche et étirement dorsal en recherche d’une liberté articulaire
  •  Posture de recherche de silence
  •  Postures finales, variées, qui s’adaptent aux préalables introduits par la séance et rétablissent un état de vigilance.

Ainsi il y a là toute une grammaire posturale : la posture prend son sens dans un enchaînement de postures.

††La technique respiratoire

La pratique ancestrale du souffle ou pranayama est essentielle dans l’art du yoga.

Devenir conscient de son souffle, lui permettre de s’amplifier, c’est cela, en un mot, la visée du pranayama : ouvrir un champ de connaissance et de vie, plus vaste. Tout semble plus vrai : on perçoit la vie en version originale – Eva Ruchpaul

Présentation succincte de l’approche respiratoire :

Chaque posture s’accompagne d’un contrat respiratoire spécifique : postures en suspension de souffle ou postures en respiration constante. Les différentes variantes de souffle observées seront le fil conducteur de l’attention tout au long de notre leçon.

Un temps de récupération, comme une trêve respiratoire, s’intercale entre chaque construction posturale :

  • un temps de silence, sans programme, juste après la posture où peuvent s’accueillir les sensations
  • un temps où le mouvement respiratoire s’installe dans l’espace abdominal sur un rythme régulier
  • « la grande respiration »

En fin de leçon, après des respirations alternant le passage de l’air par une seule narine selon un rythme d’abord lent puis rapide, nous nous laissons imprégner du silence qui suit la séance. Le recueillement est une fonction naturelle à laquelle le hatha-yoga procure simplement aide et assistance.

Pour découvrir une séance selon Eva Ruchpaul, cliquer ici.

Je suis en perpétuelle rééducation, et en perpétuelle négociation avec mon corps depuis que j’ai eu la polio, à 18 mois. On se connaît très bien, lui et moi (…). Je lui demande ce dont il a besoin ou envie, et ce que je peux faire pour qu’il aille mieux. Ça n’est pas une question de volonté, plutôt de conscience. Voilà pourquoi je pratique le yoga, depuis plus de soixante ans : à chaque séance, je me mets au service de mon corps, comme pour le remercier d’être si bien à mon service… – Eva Ruchpaul (psychologie magazine – avril 2012)